Prendre le temps de prendre le temps

L’art de vivre autrement

Terres de Traverse, c’est une invitation à se réapproprier notre façon de vivre. Notre temps et notre attention, bien sûr, mais également nos aspirations, ce que nous consommons, ce à quoi nous faisons de la place et, en fin de compte, la saveur que nous donnons à notre existence.

Aujourd’hui, nous sommes sans cesse poussés à nous hâter, à consommer toujours plus (mais rarement mieux), pressés par les injonctions à la performance. Et, dans ce monde où il semble aller de soi de rester connectés sans répit, il peut s’avérer étonnamment radical de s’arrêter pour simplement se demander : qu’est-ce que je veux vraiment ? Qu’est-ce qui mérite mon temps ? Quel genre de vie m’attire réellement ?

Ici, les êtres qui se sentent pris au piège du monde moderne peuvent prendre tout le recul nécessaire pour explorer d’autres manières de vivre, de faire et, surtout, pour tracer leur chemin en toute liberté — loin des “c’est comme ça qu’il faudrait faire”.


« Je rêve d’un monde où un mardi ordinaire suffirait à notre bonheur, et où la vie n’aurait pas besoin d’expériences extraordinaires pour compter. »

Comment avons-nous envie de vivre ?

Nous sommes nombreux à ressentir une résistance face au rythme de vie qui nous est imposé, et qui est souvent en profonde contradiction avec notre façon de ressentir et percevoir le monde. Un rythme qui n’est pas sans conséquence sur notre concentration, sur notre énergie ou encore sur notre relation à nous-mêmes. Noyés dans le brouhaha numérique perpétuel et happés par les distractions du monde moderne, nous avons peu à peu oublié comment être simplement présents — ici et maintenant.

Mais nous pouvons aussi, petit à petit, reprendre possession de notre temps et de notre attention. Et cela commence par prendre le temps de prendre le temps. Mais aussi par choisir attentivement ce que l’on consomme. Lire quelques pages de ce livre resté dans la valise depuis les dernières vacances, respirer le parfum d’une fleur en allant chercher sa voiture, fermer les yeux et sentir le vent effleurer notre peau. Être présents en entier pour les êtres qui nous sont chers, pour nos animaux, pour nos projets. Retrouver le plaisir d’écrire à la main, et celui des soirées à refaire le monde en contemplant le ciel plutôt qu’un écran de téléphone. Ainsi, à force de se répéter, ces instants auparavant si rares finissent par devenir les essentiels de notre bien-être.


Les êtres de traverse

Un point commun revient régulièrement chez les êtres de traverse : cette impression de vivre en décalage avec le monde qui les entoure. Épuisés par une culture qui valorise la vitesse et la performance, et qui pousse l’adaptation au-delà du raisonnable, ils finissent par se réfugier dans l'immensité de leur univers intérieur. Peu à peu, leur solitude, celle de passer davantage de temps dans sa tête que dans sa vie, se mue en exil. Un exil social, certes, mais surtout intime. Car à force de vivre loin de soi, il devient de plus en plus difficile de rejoindre la vie.

Ils sentent intuitivement que quelque chose, dans notre manière de vivre, ne tourne plus rond, mais à force de se heurter au jugement et à l’incompréhension, ils en ont déduit qu’ils étaient “simplement” inadaptés à ce monde — et que la seule façon de vivre en paix avec les autres était de retenir leurs élans et leurs émotions. Paradoxalement, ils n’en peuvent plus que l’on simplifie leur personnalité et leurs états d’âme, ni qu’on les compresse dans des normes qu’ils ne comprennent pas. À juste titre d’ailleurs, car vivre à contre-soi, c’est la voie express vers le désamour de soi et ce douloureux “Je ne sais plus qui je suis”.

Le premier pas vers soi n’est pas de devenir quelqu’un d’autre ni une prétendue “meilleure version de soi” : c’est de faire la paix avec nos mille et une nuances.


Donner du sens à notre existence

Peut-être que nous n’avons pas besoin de tout comprendre à la vie pour être heureux. Pour les personnes, comme moi, qui aiment tout décortiquer et comprendre le sens des choses, l’idée de n’avoir jamais de réponse à ce “pourquoi” universel est profondément frustrante. Mais peut-être que se concentrer sur ce qui rend notre vie satisfaisante et inspirante est déjà un immense pas dans cette direction. Garder (et cultiver) ce qui rend nos moments ici-bas importants, et se défaire du reste.

Et si nous avions en fait besoin de moins, plutôt que de toujours plus ? Et si le bonheur n’était pas une accumulation d’expériences extraordinaires, mais qu’il naissait plutôt de notre qualité d’attention, celle que l’on porte aux moments ordinaires ? Ces moments qui, un jour, auront disparu et que l’on portera en bandoulière pour le reste de notre vie. Ces photos que l’on regardera la boule au ventre, en regrettant de ne pas avoir vécus pleinement ces instants que nous considérions alors comme de simples détails. Mais la vie est faite ainsi, tissée de détails insignifiants et d’instants ordinaires. Parfois, elle sera belle, et parfois elle sera douloureuse à crever. Parfois, nous la trouverons risible, ridicule, et pourtant, nous continuerons d’avancer. À tâtons, mais quand même. Parce que… que peut-on faire d’autre ?

Peut-être que c’est ça, la réponse que nous cherchons. Prendre ce qui vient, et essayer d’en faire quelque chose pour donner de la valeur aux moments, même imparfaits, qui composent notre vie.

"Tes mots m'ont rappelé que j'avais oublié de m'aimer. Ils me font chaud au cœur, comme ceux d'une amie qui ne voudrait que mon bonheur."

"J’ai l’impression d’avoir appris un nouveau langage, celui de l’amour inconditionnel de soi. Merci de mettre des mots sur ce que nous sommes nombreux à ressentir."

"Lire ton livre m’a donné envie de m’aimer un peu mieux. Pour la première fois, je me dis que je n’ai pas à avoir honte de celle que je suis et j’ai l’impression d’avoir une nouvelle vie devant moi."

Exister en entier | le livre compagnon

Un message d’espoir pour celles et ceux qui se sont toujours sentis trop — ou jamais assez. Cent mots pour enfin exister en entier.

Ce livre raconte les mille et une facettes de notre monde intérieur lorsque l’on pense et ressent tout intensément, et ce que ça fait de se sentir en décalage permanent avec les autres. Il montre que l’acceptation de soi reste possible, même dans la complexité et les contradictions.